
Selon une certaine vulgate populiste soi-disant de droite jambon cashère, Israël serait notre meilleur allié face à l’invasion de la barbarie « arabo-musulmane ». De plus, les mêmes (et d’autres encore) associent Hitler au Hamas (le « nazislamisme »), c’est la même initiale et cela suffit à créer un « front antisémite » (et barbare) contre lequel les Français patriotes sont invités à se dresser en se plaçant du côté d’Israël (et de la Hanouka) pour sauver la France, comme le veut le président du RN Bardella (« Ce qui touche aujourd’hui Israël touchera, demain, la France »).
Vous suivez ? Non ? Nous non plus.

La stratégie de Netanyahou de favoriser l’émergence du Hamas dans la bande de Gaza, pour y diviser et fractionner la résistance palestinienne, conduisant à en évincer le Fatah qui continua à gérer la Cisjordanie, a été largement éventée et exposée dans les médiats y compris israéliens.
Le New York Times signalait ainsi, il y a quelques jours que « Benjamin Netanyahou a autorisé des transferts d’argent à son ennemi pendant des années », précisant que « des millions de dollars transitaient par le Qatar » et que « quelques semaines avant l’attaque du 7 octobre, des responsables qataris avaient encore demandé aux dirigeants du Mossad s’ils voulaient que ces transferts continuent ».
Le quotidien écrit encore : « Des agents des renseignements israéliens ont même escorté un responsable qatari à Gaza, où il distribuait de l’argent à partir de valises remplies de millions de dollars ».
La division des forces de la résistance palestinienne permettait ainsi à Netanyahou de déclarer qu’il n’avait pas d’interlocuteur clair pour mener des négociations de paix avec ses – pseudos – « ennemis » qu’il a donc soutenu politiquement et financièrement pendant des années. C’est l’arroseur – se croyant grand stratège – finalement arrosé…

Pour en revenir à la France (et en occident), outre que le CRIF, la LDJ, Anti-Hate, la LICRA, le MRAP, le B’nai B’rith, etc autant d’associations juives et assimilées, sont les principales pourvoyeuses de l’idéologie antiraciste, immigrationiste et sans-frontiériste (les associations équivalentes, faut-il le préciser, n’existant pas ou quasiment pas en Israël, sauf pour l’immigration des personnes juives ou d’origines juives auxquelles est proposé l’alya), il faut être d’une bêtise crasse pour ne pas voir que dans l’actualité récente on peut imaginer, sur la photo ci-dessus, Hitler remplacé par Netanyahou, et se promener un peu partout dans le monde arabo-musulman (nous ne faisons pour notre part aucun rapprochement entre Hitler et Netanyahou – même si un Nazir, avec un “r” est un juge chez les Hébreux).
Sous l’impulsion et avec l’aide des États-Unis (qui n’ont pas été les derniers à soutenir et financer des mouvements islamistes takfiristes dans le monde au XXe siècle, comme Ben Laden et al-Qaeda, là encore l’arroseur arrosé un certain 11 septembre), Israël et Netanyahou se sont lancés dans une grande tournée de « réconciliation » avec les gouvernements arabo-musulmans du Proche-Orient pour aboutir aux Accords d’Abraham (avec les Émirats Arabes Unis, le Bahreïn, le Soudan, le Maroc) et à une « normalisation » en marche avec d’autres (Arabie Saoudite, Qatar, Turquie). Auxquelles seule l’attaque du Hamas le 7 octobre a peut-être mis un coup d’arrêt.
Égypte

18 septembre 2017 : Sissi rencontre Netanyahu à l’ONU et propose une médiation dans les pourparlers israélo-palestiniens.
Maroc

19 juillet 2023 : Netanyahu invité à se rendre au Maroc par le roi Mohammed VI
Turquie

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre le président turc Recep Tayyip Erdogan en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 19 septembre 2023, pour discuter du potentiel accord avec les Saoudiens. Lors d’un entretien sans précédent, les dirigeants ont convenu d’organiser des visites mutuelles.
Émirats Arabes Unis

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré le prince héritier émirati Mohammed ben Zayed à Abou Dhabi en 2018, deux ans avant le vol direct d’El Al vers les Émirats arabes unis qui a eu lieu lundi, selon un rapport de Yediot Aharonot. 12 octobre 2020 : Netanyahu rencontrera le prince émirati Mohammed ben Zayed. Après le feu vert donné par le cabinet au traité de normalisation, le Premier ministre et son « ami » des EAU ont appelé à une « plus grande consolidation de la paix au Moyen-Orient ».
Bahreïn

14 février 2019 : Les médias sionistes soulignent la force des liens israélo-bahreïnis. Les rapports israéliens ont ajouté que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a joué un rôle fondamental dans le soutien au régime bahreïni dans sa campagne contre les manifestations pacifiques, rediffusant ses discours dans lesquels il soulignait son soutien aux mesures de ben Issa (Roi Hamed ben Issa Al Khalifa).
Arabie Saoudite

23 novembre 2020 : Bombe diplomatique lundi au Moyen-Orient avec la première visite révélée d’un chef de gouvernement israélien en Arabie saoudite, en l’occurrence Benjamin Netanyahu qui y a rencontré en secret ce weekend le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS), selon des sources concordantes.
Rappelons pour finir une autre évidence qui crève les yeux : le 7 octobre, il y a eu 40 victimes à « double nationalité » française et israélienne, soit 3 % des 1 200 victimes recensées à ce jour. Il n’y a que 2 victimes françaises et musulmanes recensées à Gaza, alors que le nombre global de victimes y est au moins 10 fois plus élevé…
Il n’y a donc aucun parallèle à faire entre le conflit israélo-palestinien et les problèmes d’immigration que connait la France.
Tout au plus, un esprit taquin pourrait constater qu’une même communauté organisée met la pagaille des deux côtés de la Méditerranée.

Article du PNC

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